mai 24
I’ve already worked on speed sensors and ignition units, designed by ABG-SEMCA. As shown in the french article below, ABG-SEMCA has stopped and laid off his employees in 1995.
Nowadays, a new company has resumed manufacturing of speed sensors and ignition units.
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French article 1995-10-25 / Article paru le 25 octobre 1995
ABG-Semca engrangeait 57 millions et licenciait
La direction d’ABG-Semca est mise en accusation par le PCF qui, chiffres à l’appui, démontre que les licenciements de l’an dernier ne se justifiaient pas.
Au terme d’un long conflit social qui fit grand bruit à Toulouse, la direction d’ABG-Semca - entreprise de sous-traitance aéronautique - mettait en application, à l’automne 1994, un plan de 120 suppressions d’emplois.
La lutte des salariés permit cependant la réintégration de dix délégués du personnel.
Aujourd’hui, les communistes toulousains font des révélations sur la situation économique de l’entreprise. ABG-Semca disposait fin 1993 d’un confortable matelas de placements financiers : 117,3 millions de francs.
Et, un an après, tandis que la direction faisait son possible pour mettre au chômage une partie du personnel, le matelas financier avait encore augmenté de volume : 174,7 millions de francs. Soit un gain de 57,4 millions de francs en douze mois. Pas mal pour une entreprise qui affirme n’avoir d’autre recours que le licenciement…
Quant aux actionnaires, ils ne risquent pas de se retrouver sur la paille : ils ont décidé de se répartir 36 millions de francs de dividendes au titre des comptes 1994.
La situation apparaît d’autant plus scandaleuse aux communistes toulousains que, selon leur estimation, 10 millions de francs d’argent public ont été versés pour accompagner le plan de licenciements. Charles Marziani, secrétaire fédéral et conseiller municipal de Toulouse, vient donc d’interpeller le préfet. Il lui demande d’engager des poursuites, de chiffrer précisément les sommes perçues par ABG-Semca et, bien entendu, d’obtenir leur remboursement. Surtout, Charles Marziani demande la réintégration des salariés licenciés.
Enfin, l’élu PCF attire l’attention du préfet sur la répression syndicale qui sévit à ABG-Semca, en particulier à l’encontre d’Adolphe Rubio. Le délégué CGT est en effet menacé d’une mutation-sanction. La direction n’a pas oublié son rôle actif contre le plan de licenciements.
BRUNO VINCENS.
L’Humanité.